De l'actu vraiment différente !
Lundi et Mardi, aura lieu une conférence à Paris, sur l'accès
nuclaire civil, ou près de 65 pays sont conviés.
L'idée ? Revendre des centrales "made in France" pour gagner quelques centaines de milliards d'euros (de quoi nous sortir de la crise ? ^^")
L'ironie, c'est que la filière française a laissé s'échapper un contrat de 20 milliard de dollars pour construire quatre réacteurs aux Emirats Arabes. La cause ? Une avancé technologique trop grande, comprendre un prix trop élevé...
Les Emiratis ont donc préféré laisser la main aux Coréens pour faire des réacteurs moins puissants, moins chers et surtout... moins sûrs. (réacteurs qui, aux vues des normes, ne pourraient être installés en Europe).
Les centrales françaises dites de 3ème génération ont l'avantage d'avoir des normes de sécurité plutôt élevées, surement pour éviter des catastrophes telles que celle de Tchernobyl, m'enfin beaucoup de pays ne doivent pas connaître cet évènement historique (ni certains politiques français d'ailleurs, mais ceci est une autre histoire*)...
Tout ça pour en venir au fait que certaines
personnes telles que le député PS Christian Bataille ôsent proposer l'idée de revendre à ces pays, des centrales de seconde génération, beaucoup moins sécurisées... "L'Hexagone a construit,
exporté et exploite encore des dizaines de réacteurs de ce type. En vendre à nouveau ne serait pas "scandaleux" s'il s'avère impossible de mettre en place des "normes de sûreté à l'échelle
mondiale" estime C. Bataille
La France pourrait-elle donc se permettre de vendre des centrales "low cost" dans un monde où le mot "sécurité" est jeté dans tous les sens ? Personnellement, j'aime bien l'idée de savoir qu'on peut refourguer des centrales qui tournent sur trois pattes à des pays blindés de terroristes (je rigole, hein, j'ai rien contre les terroristes ^^") ...
Heureusement pour nous et pour nos futurs clients, beaucoup de monde se dresse contre cette idée de vouloir faire du pas cher pour plaire à tout le monde :
"Dans le nucléaire on ne peut pas brader la sûreté", estime Claude Birraux, président de l'office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques.
"Un nucléaire "low cost" et à bas niveau de sûreté est à bannir de toutes les conceptions. Le nucléaire doit garantir la sûreté, c'est une condition absolue" pense Henri Proglio, PDG d'EDF.
Comme quoi, même les big boss considèrent qu'on peut se passer d'un business aussi dangereux, elle est pas belle la vie ?
Enfait, ils ne crachent pas vraiment dessu, mais l'alternative d'Areva (créer des réacteurs de 3e génération plus petits, comme l'Atmea (de 1.100 MW)) semble un compromis plus acceptable, si on ne tombe pas sur des pays trop radins qui préfèrent les profits à la sécurité.
Voilà, voilà...
*"Tchernobyl, en avant les histoires" :-p
Ao