De l'actu vraiment différente !
Hier, Nicolas Sarkozy discourait sur le "dysfonctionnement"
des services de Police et de la Justice concernant l'affaire "Laëtitia" et la remise en liberté du principal suspect.
C'est avec un simple argument que le président à mis le feu aux poudres pour les syndicats de magistrats :
"Quand on laisse sortir de prison un individu comme le présumé coupable sans s'assurer qu'il sera suivi par un conseiller d'insertion, c'est une faute. Ceux qui ont couvert ou laissé faire cette faute seront sanctionnés, c'est la règle" a déclaré Nicolas Sarkozy.
"Quand il y a une faute qui conduit à un tel engrenage, nos compatriotes ne comprendraient pas qu'il n'y ait pas de sanction" puis "il y a eu un certain nombre de dysfonctionnements côté justice et côté police (...) nous prendrons des mesures pour que les responsabilités soient assumées et que des décisions soient prises"
Des mots qui fachent si on rappelle l'article 9.1 du code pénal nommé... "La présomption d'innocence" qui dit qu'avant toute prononciation du juge chargé de l'affaire, le(s) suspect(s) restent innocent(s) jusqu'à preuve du contraire.
Nicolas Sarkozy appuie sur le fait qu'aucune disposition n'a été prise suite à remise en liberté de Tony Meilhon, qui avait déjà fait l'objet de quinze condamnations auparavant. Il a donc décrèté que les responsables judiciaires et pénaux responsables de l'affaire devront payer de leurs erreurs.
Le mot est laché, les magistrats nantais ont
donc stoppé leurs activités jusqu'au 10 février :
Matthieu Bonduelle, secrétaire général du Syndicat de la magistrature raconte :
"Tout le monde sait que ce n'est pas une faute qui a été commise", "Des choix ont été faits et validés par la hiérarchie (...), il n'y avait pas les moyens de faire mieux"
Christophe Régnard, président de l'Union syndicale des magistrats a ajouté"Si on est dans la recherche de boucs émissaires, on ne peut plus travailler" et a déploré l'expression utilisée par le président de la république :
"présumé coupable"
La police, de son coté, soutient les magistrats et ne constate aucune erreur quand à la remise en liberté du suspect.
Un mouvement national de protestation est donc prévu par les magistrats pour le 10 février, en ésperant que Nicolas Sarkozy revienne sur son discours considéré comme honteux pour beaucoup.
Ao'