
L'Université de Rennes a pondu une étude expliquant (en gros) qu'Hadopi est un projet non viable voire même contre-indiqué pour la lutte contre le piratage : des logiciels tels que
Omemo ou encore
iPREDator permettant l'anonymat des utilisateurs sont déjà disponibles et font d'Hadopi, une blague qui coûte cher et qui ne mérite pas tout le temps passé à préparer son projet.
Des chercheurs ont démontré que 15% des "pirates" auraient quitté le navire après le vote d'Hadopi mais sans perdre la main : c'est vers le streaming et les sites de partage tels que
Megaupload et
Rapidshare qu'ils se sont tourné. Autant dire qu'on a échangé un procédé contre
un autre, mais qu'en rien le téléchargement illégal n'a baissé.
Ce que l'Etat ne dit pas, c'est que les mêmes personnes qui "volent" les oeuvres aux auteurs (film, musique, etc...) font partie des plus gros "consommateurs de culture en général" et punir ces
mêmes personnes à coup de coupure de connexion aurait un effet néfaste sur le marché culturel en général.
Autant dire que si Hadopi était la réponse à une question du genre "Vous pensez quoi du téléchargement illégal ?" elle serait surement "Moi j'men fous, je mange du chou". D'où le ridicule
de la situation.
Mais la loi ne fera pas perdre beaucoup d'argent à ses créateurs : le logiciel que tous les internautes Français devraient installer sur leur
ordinateur pour prouver leur innocence est... PAYANT
Pas encore de prix fixé, ni même communiqué pour le moment.
Aoren, un internaute libre (enfin pour le moment)...